Bovins


Strongylose respiratoire

Ce ver peut mesurer jusqu’à 8 cm de long et vit dans les bronches et la trachée des ruminants.

Les vers femelles vont y pondre des œufs contenant une larve, qui va éclore sur place, directement dans l’appareil respiratoire.

Les larves vont remonter dans la trachée : cette remontée, désagréable pour l’animal, va provoquer le phénomène de la toux. C’est ainsi que les larves vont arriver dans la gueule de l’animal, puis être dégluties et éliminées dans les bouses.

Les larves vont remonter dans la trachée : cette remontée, désagréable pour l’animal, va provoquer le phénomène de la toux. C’est ainsi que les larves vont arriver dans la gueule de l’animal, puis être dégluties et éliminées dans les bouses.

C’est donc dans l’herbe que les larves vont se développer et atteindre leur stade infectant (L3) en 5 jours dans des conditions optimales de température et d’humidité.

Après leur ingestion avec l’herbe, les L3 vont traverser l’intestin, êtres entrainées jusqu’aux poumons puis aux bronchioles, pour finalement aller se transformer en adulte dans les grosses bronches et la trachée.

Ce cycle dure au minimum 22 jours, parfois 28 jours selon les conditions climatiques (diminution de la température et du taux d’humidité), et la durée de vie du parasite ne dépasse pas 2 mois.

Cycle parasitaire des strongles respiratoires
Encolure baissée à la recherche d’air

Quinte de toux (forte et sèche au début puis de plus en plus grasse)

Accélération du rythme respiratoire

Tête allongée sur l’encolure et la bouche largement ouverte pour faciliter la respiration

Pour savoir si vos animaux sont infestés par les strongles pulmonaires, le diagnostic repose sur la recherche de larves dans les bouses. Cette coproscopie doit se faire à partir de bouses fraiches récoltées sur l’animal et non au sol.

Les larves étant très sensibles, il faut que les prélèvements arrivent dans les 6h au laboratoire pour analyse (en les conservant au frais). Ces coproscopies sont faites sur des animaux ayant des signes cliniques pour confirmation du diagnostic clinique.

La prévention des strongyloses respiratoires passe par l’immunisation des animaux dans les cheptels infestés.

Pour les strongles digestifs on considère qu’il faut 8 mois de contact effectif avec le parasite (c’est-à-dire le temps de pâture auquel on enlève la rémanence d’un traitement et la complémentation alimentaire s’il y en a) pour qu’un animal soit immunisé.

Pour les strongles respiratoires, ce temps de contact pour être immunisé est inférieur.

Comme pour les strongles digestifs, il faut réaliser une bonne gestion des pâturages (rotation, fauches, drainage).

Le traitement des animaux contre la dictyaucolose se fait une fois que le diagnostic est confirmé par coproscopie. Le traitement passe par l’administration d’un antiparasitaire.

Les antiparasitaires ciblent généralement les strongles digestifs ET les strongles respiratoires.

Pour les cheptels qui ne sont pas infestés, il faut être prudent lors d’introduction d’animaux qui peuvent être des porteurs sains de dictyocaules. En effet, si votre cheptel souche n’a jamais été en contact avec ces parasites, l’introduction d’animaux porteurs contaminera vos animaux naïfs ! C’est pourquoi un traitement peut être réalisé à leur entrée.