Fièvre Q

La contamination s’effectue essentiellement par l’inhalation de particules infectées sous forme d’aérosols (petite particule très fines dispersées dans l’air) ou de poussières contaminées.

Toutes les activités susceptibles de générer des aérosols et/ou de favoriser la dissémination des bactéries exposent à l’infection. Notamment :

La manipulation des avortons, placenta, dépouilles

Curage et nettoyage des locaux

Manipulation et épandage des fumiers

Présente dans les poussières, la bactérie peut être transportée dans l’air sur de longues distances. En conséquence, des troupeaux peuvent être contaminés même à des centaines de mètres de distance.

Avortements en fin de gestation

Mises bas prématurées

Infertilité possible

Naissance d’animaux chétifs

Pour confirmer une suspicion chez des animaux ayant avortés, des analyses (type PCR) peuvent être réalisées sur des écouvillons de mucus vaginal ou de placenta prélevés dans les 8 jours suivant l’avortement, du placenta ou des organes d’avorton (rate, foie, poumon, contenu stomacal).

Des analyses sérologique (test Elisa) sur une dizaine d’animaux peuvent apporter des précisions sur la circulation des bactéries dans le troupeau, en complément des PCR qui auront pu être réalisées.

En revanche, fonder le diagnostic sur la foi d’une seule analyse sérologique est à proscrire. En effet, la réponse sérologique au niveau individuel n’est pas significative et il est impossible de distinguer :

Une infection récente ou ancienne

Une infection latente ou clinique

Les anticorps vaccinaux des anticorps infectieux

Lors d’avortement à fièvre Q dans un troupeau, des mesures de maîtrise peuvent être mises en place :

L’isolement des animaux malades :

L’animal ayant avorté ou présentant des sécrétions vaginales anormales doit être isolé jusqu’à la disparition des écoulements anormaux (de l’ordre de quelques jours).

Destruction des avortons et placentas :

Le ramassage des avortons et placentas, riche en Coxiella, leur stockage dans des bacs hermétiques en vue de leur enlèvement et de leur destruction est indispensable. Il est fortement conseillé de prendre des précautions lors de ces manipulations (a minima port de gants et de masque (type FFP2)).

La vaccination :

La vaccination des animaux vis-à-vis de la fièvre Q est préconisée en concertation avec votre vétérinaire (le protocole vaccinal précis étant à définir avec lui). Elle peut permettre de limiter les avortements et de diminuer l’excrétion de bactéries par les animaux dans l’environnement. La bactérie pouvant persister de longs mois dans l’environnement, il est conseillé de poursuivre cette vaccination chaque année.

A noter que l’administration d’antibiotiques ne permet pas de réduire l’excrétion à l’échelle du troupeau et n’est donc pas conseillée dans ce contexte.

Pour éviter l’apparition de la fièvre Q dans l’élevage, des mesures sanitaires sont à suivre. D’abord vérifier et respecter les mesures générales d’hygiène telles que :

La désinfection des locaux

Les mises bas dans des box isolés

La destruction des placentas et des avortons

La surveillance des chiens de l’élevage afin d’éviter l’ingestion des délivrances