
Vaccinez sans hésiter
Investir dans la vaccination FCO3 et FCO8 est un choix gagnant pour la bonne santé de l’élevage ovin.
Après une année 2024 marquée par les 2 épidémies de FCO-3 et de FCO-8, le GDS apporte des conseils stratégiques. En Pays de la Loire, le second semestre aura vu l’émergence et l’explosion des cas de Fièvre Catarrhale Ovine sérotype 8 (FCO-8) en particulier en Maine et Loire et Loire-Atlantique, ainsi que plus de 400 foyers de FCO-3 en Sarthe. L’élevage ovin n’a pas été épargné par la circulation de ces 2 virus en particulier la FCO-3 ; En Sarthe, nous avons plus de 400 foyers FCO3 et constatons des mortalités qui peuvent être importantes dans les bergeries. Il est plus que recommandé de vacciner, témoigne Murielle Guiard – vétérinaire GDS Sarthe.
La nouvelle souche de sérotype 8 de Fièvre catarrhale ovine (FCO-8) apparu en aout 2023 et la FCO-3 engendrent des signes cliniques (animaux malades) d’intensité variable pouvant aller jusqu’à la mort des animaux y compris des adultes.
La FCO peut ainsi provoquer chez les ovins jusqu’à 50 % d’animaux malades. Les épidémies étant récentes et toujours en cours, l’impact dit “subclinique” (problèmes de reproduction, baisse de production…) est en cours d’évaluation mais semble non négligeable.
Si la période hivernale a considérablement réduit la circulation vectorielle, celle-ci va inexorablement reprendre avec les beaux jours, avec les reprises épidémiques qui en découlent. Dans ce contexte, le GDS vous encourage à vacciner contre les 2 virus FCO3 et FCO8 car les troupeaux de notre région sont peu ou pas immunisés. Moyen essentiel de prévention, la vaccination atténue l’impact de la maladie et réduit considérablement la mortalité. Dans tous les cas, la vaccination joue un rôle majeur dans la protection sanitaire des animaux. S’agissant d’infection virale, en cas d’infection, il n’y a pas de traitement spécifique disponible, seulement une thérapie de soutien. En cas de contraintes financières, de contention ou de sortie des animaux, et/ou d’accès au vaccin, privilégiez en premier lieu la vaccination FCO3. Pour la FCO8, l’Etat prévoit une mise à disposition de doses de vaccins gratuites à partir de l’été prochain pour tous les ovins du territoire français. Des informations complémentaires seront diffusées dans le courant du mois de juin sur les noms des vaccins mis à disposition.
Comme pour tout vaccin, il est recommandé d’éviter de vacciner pendant la période de lutte : 15 jours avant la lutte et 1 mois après saillie ou insémination. Il est par ailleurs fortement conseillé de réduire le plus possible le stress causé par les manipulations. Les béliers doivent être vaccinés, le vaccin protège et n’affecte pas la fertilité.
Passez commande auprès de votre vétérinaire pour dès que possible même s’il existe des difficultés d’accès à différents vaccins en raison de ruptures de stock au sein des laboratoires producteurs.
La vaccination représente un coût qui peut être important. Mais le rapport coût/bénéfice est nettement en faveur du vaccin qui est un investissement. La vaccination permet de limiter l’impact clinique (animaux malades ou morts, temps passé pour soigner les animaux…) et l’impact subclinique (avortements, infertilité, baisse de production…) qui au final représentent rapidement des coûts bien supérieurs aux vaccins. Les pertes observées dans les élevages non-vaccinés sont sans commune mesure avec celles rencontrées dans les élevages vaccinés.
Suivre la reproduction avec des constats de gestation des cheptels et détecter précocement les problèmes de fertilité et de fécondité sont nécessaires également dans ce contexte sanitaire particulier.
Enfin, il est nécessaire de garantir les capacités immunitaires des animaux :
Par des apports nutritionnels suffisants et bien complémentés en oligoéléments et vitamines. Ceci est d’autant plus vrai au regard de la mauvaise qualité des fourrages avec lesquels les animaux ont été alimentés,
Attention aux mycotoxines ! L’observatoire des mycotoxines montre clairement que les fourrages 2024 sont nettement plus contaminés que les années précédentes, avec des conséquences possibles sur l’immunité et les performances de reproduction,
En maîtrisant le parasitisme, là encore, après une année 2024 très humide où la pression parasitaire a largement dépassé les niveaux des années précédentes.